mardi 11 septembre 2012

greniers vidant 2


Pourquoi faire compliqué quand on peut faire encore plus compliqué?
Trouvé dans un vide grenier local ce col bleu de la marine nationale.
Etonnement de ma part en apprenant qu’il était amovible, voire indépendant!
Le monsieur (très gentil nonobstant… j’aime bien les gens gentils) qui le vendait m’assurant que de nos jours le col était incorporé à l’habit. Suis allé voir un peu sur internet ce qu’il en était et dans un extrait vidéo je me rend compte sur le marin-model qui enfile son caban-col-bleu-incorporé que ca reste encore un peu compliqué…
Fions-nous à nos amis militaires et assurons-nous qu’il y a surement une très très très bonne raison pour que cela soit ainsi.
Quoiqu’il en soit curieux objet, bel objet comme je les aime.



lundi 16 juillet 2012

moulant 6

Petit rappel : j'ai débuté ce blog en montrant des photos des "érections" réalisées avec de la vaisselle chinée. Au même moment je me suis mis à réaliser moi même ma vaisselle en terre de coulage (faïence blanche et noire) en copiant par moulage des éléments principalement de vaisselle Duralex (verres, ramequins, assiettes, bols, saladiers etc) et des verres en plastique.
Je ne cherche pas à faire de la qualité industrielle, les procédés de fabrication restent artisanaux et m‘apportent de ce fait des choses inattendues avec lesquelles je joue et m‘amuse en définitive. Je travaille encore sur le motif pour avoir des variantes et pour aller jusqu’au bout des éléments typiques de la vaisselle décorée.
Pour le moment je tâtonne, bidouille, place, replace, monte, démonte, assemble, désassemble, tourne et retourne mais je pense valoriser au finale des associations de petits nombres de pièces.
C'est en cours quoi...



En détail...



En prime, une boîte en métal remplie de copies en faïence de 2 types de ventouses.



dimanche 15 juillet 2012

moulant 5



Voici en vrac, en désordre, pêle-mêle... une grande partie de ma "vaisselle" réalisée en terre de coulage.
Tout ce que je sais pour le moment c'est que ca fait un jolie tintement lorsque je les trimballe dans leur caisse en bois. Je vais faire des essais d'assemblage et de présentation puis prendre tout ça en photo prochainement. Je verrai aussi ce qu'il peut me manquer comme forme, couleur etc.
Les reproductions des ventouses en faïence et colorées sont une bonne surprise dans leur boite en métal. J'ai envie de travailler cette piste avec d'autres boites plus ou moins grandes, fermées, ouvertes...
J'ai aussi trouvé je pense la façon qui me convient en partie pour décorer les calles et le reste sûrement mais il faut que je retravaille les motifs, bien que certains me plaisent deja tels quels.



samedi 7 juillet 2012

abattisant


Suis tombé par hasard (toujours heureux hasard) sur un vieux catalogue d'expo du musée Rodin, "Rodin Sculpteur, Œuvres méconnues" 1992. Très belle couverture qui met en avant les "abattis",  "ce terme, était utilisé par Rodin pour désigner ces innombrables jambes, pieds, bras, mains ou têtes qui constituaient son matériel de travail" NB.
Evidemment j'aime ces accumulations mais aussi sa façon de travailler à la manière d'un Monsieur Patate avant l'heure, en collant sur un buste nu une paire de bras trop grands ou des avant bras à la suite de genoux pour des jambes manquantes etc. Une vraie petite industrie de l'art où rien n'est perdu, tout peu resservir à la création inopiné d'une nouvelle sculpture, un vrai régal de jeu de construction.




J'ai moi-même mes abattis. Non pas que je recycle mes ventouses ou "vaisselle" mais j'ai trouvé sur un vide grenier une dame (habituée et grande g.) qui vendait dans une caisse des bras, jambes et têtes de poupées en céramique. Ils trônent depuis sur mes étagères dans des bocaux made in Ikea, sans que cela soit des relents Dexterisant mais c'est un moyen que j'ai trouvé pour stocker à vue et facilement ce genre d'objets en série.





jeudi 31 mai 2012

lisant 2

En même temps que la sortie de son nouvel album, Dominique A (Ané) fait paraître un livre autobiographique où "il tente de comprendre pourquoi ce lieu, par-delà les années, entre attirance et répulsion, ne cesse de le hanter" (extrait 4e de couv).



Un court passage marque mon attention par sa proximité d'idées déjà rencontrées dans des textes de Jacques Roubaud et en particulier dans son Projet du "Grand incendie de Londres" où, en définitive, après avoir mûrement prévu une oeuvre (son grand Projet en prose, poésie et mathématique) il se résout à en présenter une toute autre qui est celle éditée. Un constat d'impuissance en définitive comme en conclue Dominique A mais qui n'a rien à voir avec un manque de volonté mais plutôt une clairvoyance sur l'incapacité et/ou les aléas de la vie qui modulent/modèlent le trajet initialement prévu.

" A l’époque ou je vois Vincent, je tente d’écrire des nouvelles. Je ne m’y suis pas essayé depuis l’enfance, tétanisé par ma vénération pour la littérature, et redoutant le syndrome du « livre de chanteur ». Mais je persévère cette fois, parce qu’on m’y encourage, et qu’écrire consiste peut-être en ça aussi : reconnaître son impuissance à le faire, et s’y atteler malgré tout. Vivre nous apprend bien que nous ne savons pas vivre, et nous le faisons quand même. Si au bout il y a un livre, tant pis si ce n’est ps celui qu’on voulait faire. Un livre est un regret, mais au moins est-il délesté de celui de ne pas l’avoir écrit. "
"Y revenir" Dominique Ané Ed. Stock



vendredi 18 mai 2012

lisant


Etudiant, j’ai travaillé sur l’objectivité de l’image au travers de la photo et  suis arrivé au photomaton.
Dans « Photomaton » de Raynal Pellicier (Ed de la Martinière), outre l’ aspect historique, il y parle de différents artistes qui ont travaillé à partir du photomaton.
L’approche de Michel Folco a raisonné d’une façon assez familière, non pas par le rapprochement (lointain maintenant) que j’ai avec le photomaton mais avec celui de la collection et de la collecte.
Je retrouve des sensations similaires lorsqu’il parle de frustration, de son aspect maniaque, d’édifice qui s’écroule lorsque que je me retrouve en chasse de ventouses dans les vides greniers.






Je retranscris le texte intégralement.


« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours trouvé des photos dans la rue ; mais on peut dire que tout a commencé au début des années 80, le jour où je me suis baissé pour les ramasser.
L’aiguillon principal de tout collectionneur étant la frustration, que seule la possession d’une nouvelle pièce parvient à atténuer provisoirement, j’ai vite cessé de compter sur le hasard pour trouver mes photos et je me suis mis à en chercher. Habitant Paris, en face de la gare de Lyon, je pris l’habitude, chaque matin, de me livrer à l’inspection des cinq machines qui s’y trouvent. De deux à trois portrait mensuels, je passai à trois ou quatre par semaine, améliorant sensiblement mon score quand j’ajoutais à mon circuit les trois machines de la gare d’Austerlitz toute porche.
Un jour j’ai acheté un Solex, histoire d’inclure dans ma tournée les autres gares parisiennes. De trois à quatre phots par semaine, mon score grimpa ainsi à quatre ou cinq par jour. L’authentique maniaque gravie dans un univers totalitaire qu’il a péniblement édifié sur des lois (rigoureuses), des accords (inamovibles), des valeurs (immuables) qu’il tient pour absolus. C’est pour cela qu’il ne peut admettre la moindre dérogation à sa manie faisant aussitôt couler l’édifice. Mon édifice de photomaton s’écroula le jour où ma montre cessa de fonctionner, m’empêchant de noter l’heure précise de ma dernière trouvaille. Cette fissure s’agrandit en brèche la nuit où d’indélicats individus me dérobèrent mon Solex et ses trois antivols, portant un sérieux coups à ma production. Un jour je remis le pensum lavage-séchage-collage-légendage au lendemain. Peu à peu les photos s’accumulèrent dans une boîte à  chaussures et je finis par les oublier. Ce n’est que quatre ans plus tard, lors d’un déménagement, que j’exhumai ces carnets remplis de « tronches » reniées par leurs propriétaire. Leur classement chronologique m’avait empêché à l’époque d’avoir une vue d’ensemble et de comprendre que cette accumulation prenait un sens si je la rangeais par thème.
Il y avait ainsi la série de ceux qui, pris de doute, voulaient se recoiffer à l’instant précis où se déclenchait le flash… De ceux qui n’avaient rien compris au fonctionnement de la machine et que le flash avait surpris en train de tripoter les bouton… Et ceux qui fermaient les yeux, qui grimaçaient, qui réajustaient le rideau…
Il y avait la série réservée aux bavures, parfois surréalistes, de la machine détraquée…
Et puis il y avait ce type que j’avais trouvé semaine après semaine, toujours à la gare de Lyon, toujours dans le même poubelle. Qui était donc l’excentrique qui se faisait régulièrement tirer le portrait et qui, tout aussi régulièrement, le déchirait en petits morceaux avant des les jeter? Le mystère dura des mois. Un après-midi de décembre, je tombai nez à nez avec lui : accroupi devant la machine béante, les deux bras plongés dans le mécanisme, il la réparait avec application. »
Michel Folco
(Ancien photographe de presse de l’agence Gamma, il est aujourd’hui écrivant. Sa collection de photomatons a inspiré le personnage de Nino dans le « Fabuleux destin d’Amélie Poulain » de Jean-Pierre Jeunet. NDA)

dimanche 29 avril 2012

filtrant 3

Par ce temps pas très favorable à la chasse aux ventouses j'en profite pour continuer de présenter un autre livre avec la technique de l'ombro-cinéma. Cette fois c'est le livre de Takahiro Kurashima, Poemotion édité par la très bonne maison d'édition Lars Müller.
Ça bouge dans tous les sens, assez énigmatique et toujours aussi épatant.



(Cette vidéo est comme dans l'autre article issue du blog hopopup. A voir aussi une vidéo de "Brèves de trottoirs" de la chaine Tébéo avec Julien Laparade, libraire et blogeur de ce site parler de livres animés)

Pour revenir un peu sur Lars müller Publishers, ils avaient il y a quelques années édité un petit livre consacré uniquement à l'helvetica, Helvetica: homage to a typeface. Petit objet étonnant où l'on voit combien de logos et autres objets signalétiques sont réalisés à partir de cette typo incontournable.


mercredi 11 avril 2012

moulant 4

Parmi les différents essais réalisés, en voici un avec une faïence noire émaillée en blanc à partir d'une forme de gobelet en plastique.
Ça me plait bien.
Affaire à suivre...



jeudi 5 avril 2012

filtrant 2

Je vous avez déjà parlé de New York en Pyjarama, et voici le 2e tome de la série qui devrait en compter 3 selon un blog assez sympa sur les livres animés ohpopup.
Régalez-vous en attendant avec moi la fin de la trilogie!!!



(où l'on voit aussi que filmer et animer en même temps hé bien c'est pas facile! lol)

lundi 26 mars 2012

greniers vidant

La saison des vides greniers a repris!!! Me voici donc à me lever à pas d'heure (mais pas trop tôt tout de même) le dimanche matin pour aller fouiller (sous le soleil en ce moment youpi) et user mes semelles dans les champs ou le bitume pour chasser les cuvettes, ventouses et autres pour mon ravissement.
Je me suis souvent ravisé quand je passais devant une belle caisse de typos pour cause de prix rédhibitoire mais pour une fois je me suis laisser aller grâce à un prix raisonnable. Bizarrement une grande majorité de lettres en italiques, allez savoir pourquoi! mais une belle ligne de ééèèêééêèéèéèêéêê en prime...







vendredi 9 mars 2012

équivalence 3

Je viens de découvrir un peintre, graveur, céramiste nantais Bernard Dagan dont certaines formes m’ont fait penser aux pièces de Guillaume Bardet dont j’ai déjà parlées ici.
Régalez-vous (des 2) et faites un petit tour sur leur site respectif pour trouver d’autres équivalences…






Voici, en passant, le livre publié à l’occasion de l’expo de G. Bardet au musée de Sèvres dont voici le site de l’éditeur www.bernardchauveau-editeur.com
(livre qui m'a l'air très beau et que je n'ai pas mais que j'aimerais bien avoir... voila c'est dit lol)



samedi 11 février 2012

moulant 3

Un petit coup de trempage dans l'émail et un autre petit tour au four et voici le résultat.


Je suis en train de réfléchir à un motif végétal et voir quelle technique je vais utiliser pour le mettre sur l'émail.
Je travaille aussi sur une autre série de formes donc de moules mais plus problématiques je pense, affaire à suivre...

samedi 4 février 2012

moulant 2

Comme prévu voici une partie des dernières réalisations en terre. Des moulages de verres duralex pour la plupart, verres en plastique, divers bols et ventouses (pas pu m'en empêcher...). Beaucoup d'essais pour voir quelle finitions je peux donner à ce stade. D'autres formes (surprenantes), les cales entre autre et des essais d'émaillage sont en cours.

samedi 28 janvier 2012

moulant

Guillaume Bardet, designer, a réalisé 365 objets en céramique exposés au musée de Sèvres. Pour ceux qui connaissent mes recherches actuelles, y'a comme un air de famille...




Photos de mes réalisations très bientôt je l'espère.

vendredi 20 janvier 2012

musardant

Dans une librairie je suis tombé cette semaine sur une image toute simple mais toute belle de Abelardo Morell. D'autres photos plus ou moins scénographiées m'intéressent moins mais celles qui sont prises chez lui, au hazard de l'agencement des choses sont assez poétiques. Des fois le plus simple reste le plus beau, le plus évident.


A voir aussi ses séries sur la camera obscura et Alice au pays des merveilles mais j'ai retenu surtout une autre image d'une autre série sur les livres en clin d'oeil à l'expo de David Liaudet à la Maison des Arts l'an passé... un beau Piranèse!


vendredi 6 janvier 2012

poncifiant

Claude Lothier avait proposé sur son blog de dessiner son propre mazzocchio. Bonne idée que j'ai mise en œuvre en gravure sur plexi. J'en ai profité pour en faire un deuxième sur le même modèle.
En ce moment suis en plein volume aussi... du plâtre, de la terre et des images dès que le tout sera cuit.


Encore!!!

lundi 19 décembre 2011

filtrant

Frédérique Bertrand et Frédéric Rey sont 2 auteurs, illustrateurs, artistes, graphistes etc que je suis depuis un moment. Ils travaillent ensemble de temps en temps et on peut dire que je suis un fan. Voici le résultat récent d'une de leurs collaborations (ici avec Mickaël Leblond). Comme d'habitude beaucoup de finesse, de poésie et un peu de magie pour l'occasion. Je vous présente "New York en pyjamarama" ...


vendredi 16 décembre 2011

collectionnant

Voici un aperçu de ma collection de scarificateurs. Je me demande si c'est vraiment une collection d'ailleurs. J'ai une curiosité pour l'objet et les ventouses associées aussi mais pas au point de m'être informé plus que ça. A partir de quand la collection commence et elle se différencie de l'accumulation?
Lu un texte il y a longtemps sur les collections et les collectionneurs, ca parlait de névrose... qu'en penserait monsieur Cueco?


lundi 12 décembre 2011

contenant(s) 3

Première série de bols réalisés il y a 2 ans dans l'atelier d'Emmanuel Couron sur le thème du papier. Légers et colorés (un peu), peut-être réminiscence de la collection de bols de David Chipperfield dans un documentaire sur l'architecture.

dimanche 4 décembre 2011

interlude

 
2 petits livres curieux que j'avais achetés il y a quelques années maintenant et qui me régalent encore quand je les ouvre.
Petite sélection de nuques longues et de coupes de concours visiblement...





Ça me fait penser que je dois aller me faire couper les tifs moi!

samedi 26 novembre 2011

contenant(s) 2

J'ai adopté comme veste un bleu de travail que je porte de temps en temps. J'aime bien l'objet, le coton, la (les) couleur(s), la coupe etc. Au fil du temps j'ai pu en trouver des différents dans les bric à brac ou les vides greniers. On reste tout de même dans les contenants et évidemment dans l'accumulation finalement...